Accueil du site > Archives > Saison 2006 > Communique de presse 2006 > 14/11 : EQUIPE RALLYE JEUNES 2006
Sébastien OGIER aura été le plus rapide à prendre le bon rythme avec des performances dignes d’un habitué des formules de promotion.

Merci à tous...
Alors que les sélections 2006 de l’opération Rallye Jeunes FFSA battent leur plein, le rallye d’Antibes marquait la dernière épreuve de la saison. Le moment des bilans et des remerciements comme le raconte Julien Quinonero, le team manager de l’Equipe.
Il s’agissait pour nous de la dernière épreuve de la saison. Une saison marquée par le sceau de L’EQUIPE. Une équipe qui n’a jamais démérité que ce soit par la qualité de son travail ou par la qualité des membres la composant. Sur cette épreuve une seule consigne donnée à nos jeunes pousses : faites vous plaisir ! Il est rare que j’ai eu à employer ces mots avec nos pilotes, mais vraiment ils le méritaient.
La course sera malgré tout marquée par la retenue de nos protégés dans les premiers chronos, comme si déjà ils avaient acquis la maturité qui vous fait devenir calculateur et vous demande de vous positionner en attente. Et il faudra bien se résigner à attendre car dès la première étape un seul homme éclipsera tout le peloton, comme si un seul engagé s’était présenté au départ de cette manche du Volant.
Il n’y avait même plus de comparaison possible avec les éléments référents que peuvent être Guillaume CANIVENQ, Pierre BEURIER ou Xavier QUINSAC « lauréat 2005 » de cette manche du Volant. Cyril AUDIRAC, dont il est question ici, donnait l’impression de rouler au volant d’une Super 1600. J’ai eu beau analyser tous ses chronos et retourner, mixer, comparer, rien n’y a fait. Il a rendu par ses performances toute comparaison inutile. De nature teigneuse, je n’ai cependant pas baissé les armes et j’ai voulu vérifier si la machine qu’il pilotait était une auto de préparateur optimisée au moindre cheval. Qu’elle fut ma surprise lorsque je me suis aperçu que cette auto ne m’était pas inconnue puisqu’il s’agissait d’une auto construite au lycée Roger Claustres en 2005 pour le compte de Peugeot Guadeloupe.
Leur lauréat 2004 a disputé deux manches en Métropole (Val d’Agout et Limousin) et qui plus est, la voiture ne possédait pas de moteur révolutionnaire (le Lycée ne touche pas les moteurs) mais belle et bien un moteur de série sur lequel ont été greffées les évolutions techniques du cahier des charges Peugeot Sport. J’appelle ces autos les versions « Catalogue ». Il est tout de même génial de vérifier que les versions validées et homologuées par Vélizy soient des autos capables de gagner face à celles optimisées en atelier par les préparateurs. Cela est rassurant pour les jeunes qui se lancent en compétition dans une formule de promotion. Par conséquent, la seule explication que j’ai trouvée à de telles performances réside pour partie dans une connaissance du terrain qu’aucun des pilotes du Volant ne pourra avoir grâce ou à cause des reconnaissances limitées, mais surtout dans le talent d’un jeune homme qui a piloté sa machine comme très peu de pilotes peuvent le faire. Je me suis même permis de lui faire passer un message le soir de la première étape en lui préconisant de baisser un peu le rythme. Sa performance était tellement belle, qu’il avait les moyens tout en assurant d’envisager une victoire à Antibes à la fin de l’épreuve. Je ne sais pas s’il a écouté le message, ce qui est sûr c’est que le dimanche tout en baissant son niveau d’attaque, il ramènera l’auto à bon port et en première place. Merci Cyril pour les moments de bonheur que tu nous as fait vivre à Antibes. Ce type d’expérience est très riche pour nos pilotes et ce sont des exemples que seuls ceux qui les ont vécus en direct peuvent en tirer partie. Jamais je n’oublierai ce week-end.
Pour nos petits protégés, chacun d’entre eux s’est employé à conclure de la meilleure manière une saison où les bons moments n’ont pas manqué. Le mieux placé de l’équipe à l’arrivée est Nicolas SCOTTO. Le garçon a su profiter des problèmes de ses camarades d’écurie pour terminer pour la première fois en tête du quatuor. Il n’a pas démérité avec quelques chronos intéressants. Dommage que ce niveau de performance n’est pas été atteint plus tôt dans la saison. Nicolas est très jeune et très joueur. Il lui faut appréhender maintenant ce sport avec le sérieux de sa fin de saison. Le choix d’un copilote de pointe est un passage obligé pour quelqu’un qui a besoin d’être « dirigé » et non pas secondé. Cela prendra un peu plus de temps que ses petits camarades, mais il peut dans les trois années à venir commencer à se positionner pour des victoires de manches du Volant.
Sébastien OGIER aura été le plus rapide à prendre le bon rythme avec des performances dignes d’un habitué des formules de promotion. Il calquera sa cadence sur celle de Jérémi ANCIAN et chacun leur tour contribueront à positionner nos autos en bonne position à chaque arrivée de spéciale. Toute l’équipe accusera le coup lorsque sur la fin de l’épreuve, un capteur moteur obligera Sébastien à se traîner au ralenti jusqu’à l’arrivée. Il aura le mérite de passer le podium à la poussette, preuve de sa pugnacité et de sa volonté. Quel bonhomme celui là ! Ses performances pour une première année de course sont à rapprocher de celles des plus grands pilotes. Il dispose de tous les atouts qui peuvent lui permettre dans les cinq ans à venir de percer au plus haut niveau. Il faudra veiller à ne pas brûler les étapes et dès à présent construire l’avenir avec un véritable plan de carrière. Il peut très rapidement gagner.
Notre Jérémi aura mené un train d’enfer durant tout le week-end. Il se battra dès le départ avec les leaders, tout en gardant une marge de sécurité à ma demande. Nous savons tous combien il peut être difficile de parler de marge de sécurité lorsque l’on joue dans les cinq premiers du volant. Sûr de son pilotage et de ses objectifs, Jérémi s’appliquera à me démontrer que nous avons eu raison de lui faire confiance pour cette année de « Redoublement ». Malheureusement dans la spéciale 17 Jérémi crèvera sans avoir flirté avec les cordes. Après vérification, il s’agissait bien d’une crevaison lente due vraisemblablement à un débris ou d’un choc avec un objet se trouvant sur le tracé. Enervé par ce contre temps alors qu’il n’avait pas cherché la faute, il se déconcentrera et détruira son auto dans un enchaînement « sur noté ». Effondré, il nous faudra plusieurs heures pour lui faire reprendre le moral tellement la déception fut grande pour ce garçon. C’est le lycée Roger Claustres qui va prendre le relais et essayer de remettre de l’ordre dans cet amas de tôle. Les contacts sont déjà pris pour une intégration dans un team privé en 2007. Les propositions ne manquent pas, espérons que Jérémi saura se préparer et dès à présent constituer un groupe solide de partenaires. Il lui faudra lutter à armes égales pour contrer son copain Sébastien OGIER en 2007.
Comment vous exprimer ma tristesse de perdre Charlotte BERTON dans l’équipe ! Pour la première fois si l’on excepte l’année Barbara VIVES, j’ai retrouvé une pilote motivée, comme beaucoup de celles que nous avons eu à encadrer, mais qui de plus se donne les moyens de progresser uniquement par le travail et la ténacité. Sa course du Rallye d’Antibes sera à l’image de sa saison, construite, appliquée, savante avec l’impression lors de ses passages d’entrevoir certains des détails qui me permettent de dire que Charlotte pilote l’auto et ne la subit plus. Dommage que la saison soit terminée. J’aimerais sincèrement essayer de lui trouver des solutions pour l’aider à continuer en 2007. Ce serait dommage de la laisser s’éteindre. A l’époque Sandra Catillon avait révélé les mêmes aptitudes et nous n’avons pas suffisamment insisté sur l’importance de l’accompagnement sur une année supplémentaire. L’équipe a grandit, mûrit et nous devons tenir compte de ces expériences. A Charlotte de se montrer convaincante lorsqu’elle rédigera ses dossiers. Je saurai lui apporter un soutien.
En conclusion, l’une de nos meilleures saisons par les résultats et l’ambiance au sein du groupe. Je me dois d’associer à ces résultas notre ostéopathe Thomas GRILLET qui a pleinement assuré le difficile remplacement de Lionel DEMONTGRAND et à Xavier FEUILLEE le préparateur physique qui par son professionnalisme nous a fait faire d’énormes progrès sur la préparation d’une course et de tous ses périphériques.
Le mot de la fin ira à la section Rallye du Lycée Roger Claustres avec Daniel LYON le créateur de cette section, Jean-Paul VALLORTIGARA le jeune professeur et Jean-Nêl BACQUOT, responsable de l’atelier carrosserie qui l’ont secondé dans ces missions à risque. Une année où ils auront malgré tout pu organiser les tâches à l’atelier sans gros contretemps. Il y a eu peu de grosses destructions en course et ils ont pu travailler dans des conditions presque « normales ». Cela n’a pas toujours été le cas surtout avec des pilotes aussi rapides que ceux que nous encadrions en 2006.
Il faut associer aussi à ces résultats l’encadrement, avec en premier lieu Joël LEROUX le chef d’établissement et son équipe. Sans la compréhension de la hiérarchie, il serait compliqué de faire tourner cette véritable équipe officielle au sein d’un établissement scolaire.
Encore merci à tous !